La voix des enfants est étonnante. Je suis dans le train qui va à Bellegarde. Les enfants sont tellement contents que le train double toutes les voitures ! Leurs voix retentissent dans le train. Certains voyageurs ne le supportent pas et d’autres se tournent vers leurs proches avec un sourire d’amusement. Leur simple voix (avec toute la vitalité, l’enthousiasme, la joie, la détermination) a beaucoup d’effets sur les gens et sur l’ambiance qui règne dans le train. C’est touchant de prendre conscience de notre interdépendance et du pouvoir de l’innocence. Le train est un lieu que l’on partage, où le naturel reprend le dessus : ceux qui parlent, parlent ; ceux qui sont tranquilles restent tranquilles ; ceux qui râlent, râlent. Bien au-delà des codes, les enfants s’amusent, vivent dans l’instant. Les enfants sont aussi une puissance à canaliser : leur liberté et celle les gens tout autour doivent être respectées. Où mettre la limite ? Dire tout simplement. Se lever libéré de la colère. Se lever pour poser un cadre. Faire acte de courage et de compassion.
Apprendre avec un regard neuf
Accepter que tout est inconnu,
Demander avant de faire,
Prendre les conseils que l’on me donne,
Ressentir un trop plein d’informations,
Ne pas arriver à assimiler les informations,
Se sentir nul/pas à la hauteur/frustré,
Etre très fier de soi,
Etre seul à cette place de nouveauté car personne ne peut apprendre à ma place,
Avancer là-dedans avec confiance.
Laurence Hartmann






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