Sur cette photo en noir et blanc, une fillette, juchée sur une échelle, tend le bras pour finir de tracer un soleil à la craie. La scène est simple, mais elle raconte tout : la volonté, l’audace, la foi naïve qu’il suffit d’essayer pour que le monde s’éclaire.
Mike Horn résumait cette philosophie en une phrase devenue emblématique :
« Le goût de l’effort et la capacité de se donner les moyens d’y arriver, voilà comment je conçois la vie. »
Ce goût de l’effort, c’est peut-être ce que notre époque a un peu perdu. Nous voulons des résultats sans lenteur, des succès sans apprentissage, des sommets sans ascension. Pourtant, c’est dans la montée que se forge la joie. Dans la persévérance, que se construit la dignité.
L’enfant de la photo n’a pas peur du déséquilibre ni de la hauteur. Elle grimpe pour atteindre son rêve, un soleil qu’elle invente elle-même sur le mur. C’est une leçon silencieuse : dans la vie, rien n’est jamais à notre portée tant qu’on ne décide pas de se hausser un peu.
L’effort, loin d’être une contrainte, devient ici une œuvre d’art. Il sculpte le caractère, aiguise le regard, donne à la réussite son goût authentique. Et si la craie finit par s’effacer, le geste, lui, demeure — celui d’avoir essayé, d’avoir cru, d’avoir osé.
Face aux murs du quotidien, il nous reste toujours une échelle à poser, une main à lever, un soleil à dessiner.





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