On assiste aujourd’hui à un phénomène inquiétant : la mère qui se sacrifie, qui protège, qui éduque en premier, est en train de disparaître. Non pas parce que les femmes ne voudraient plus aimer leurs enfants, mais parce qu’un certain féminisme moderne leur a appris à se méfier de leur propre nature.
Ce féminisme ne libère plus : il déprogramme la femme de ce qui la fonde.
Il lui répète que sa valeur dépend de son salaire, de sa carrière, de sa capacité à rivaliser avec les hommes. Résultat : la maternité devient un handicap, la famille un frein, et l’enfant une option tardive.
Pourtant, aucune civilisation n’a survécu en méprisant son premier éducateur.
Et cet éducateur, depuis la nuit des temps, c’est la mère. C’est elle qui porte la vie, qui crée le lien, qui donne les premières sécurités affectives. Mais aujourd’hui, le rôle maternel n’est plus valorisé, il est même suspecté d’être « rétrograde ».
Le paradoxe est violent :
- les femmes obtiennent plus de droits,
- mais elles perdent leur essence ;
- elles gagnent en indépendance,
- mais perdent du temps pour leurs enfants ;
- elles s’élèvent professionnellement,
- mais s’épuisent intérieurement.
La question n’est pas de renvoyer les femmes à la maison.
La question est : une société peut-elle survivre si ses mères n’ont plus le temps d’être mères ?
Le féminisme moderne a voulu libérer la femme ; il risque au final d’anéantir ce qui fait d’elle une source de vie.
Il est urgent de redonner une valeur sociale réelle à la maternité, de cesser de juger une femme à la taille de son salaire, et de reconnaître que mettre au monde et élever un enfant vaut plus que n’importe quelle carrière.
La survie de l’humanité dépendra peut-être de cette simple vérité :
redonner aux mères la place qu’on leur a volée.






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